Les théories du complot liées au Covid-19 masquent les enjeux importants de la 5G

Twitter a créé un virus radicalement différent du Covid-19. Le 19 janvier dernier, alors que les malades se multipliaient en Chine, un tweet lançait la rumeur : il existerait un lien entre les effets du réseau 5G et la maladie. « À Wuhan, il y a plus de 5000 bornes #5G, la ville en comptera 50000 en 2021, s’agit-il d’une maladie ou d’un effet 5G ?« 

Pas besoin de se lancer dans une grande enquête, pour voir dans ce raisonnement l’inverse d’une suite logique. Au Portugal, par exemple, aucune antenne 5G n’a encore été mise en service. Même la mise aux enchères des fréquences 5G, qui permettra aux opérateurs de proposer cette nouvelle technologie, a été repoussée à mars. Le Portugal est touché par le Covid-19, mais il n’est pas encore prêt à avoir la 5G.

Alexia Barakou
Image: Alexia Barakou

Des pylônes 5G incendiées

L’affirmation qu’il existe un lien entre la 5G et la pandémie, s’est pourtant diffusée via des groupes Facebook, des messages Whatsapp voire des vidéos postées sur YouTube. Elle ont suivi le trajet de la contagion du Coronavirus à travers la planète.

La théorie est la suivante : soit le Covid-19 est causé par les fréquences utilisées par cette nouvelle technologie mobile, soit les signaux qu’elle diffuse altèrent le système immunitaire des personnes, qui deviennent dès lors des cibles faciles pour le virus.

La peur et la colère disséminée en ligne a ensuite touché le monde réel. Le Royaume-Uni a été le premier touché. Depuis le début du confinement, plus de 90 actes de vandalisme et de sabotage ont touché des pylônes dans le pays, comme le rapporte Sky News. Des ingénieurs télécoms, sortis pour travailler sur les équipements, ont été agressés, se sont fait cracher dessus, ont été mis en fuite par des personnes en colère, explique le Guardian. Des antennes relais ont également été vandalisées en Irlande, à Chypre et aux Pays-Bas.

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« Aucune preuve ne l’atteste »

Après avoir passé de nombreuses années à alerter le monde sur les risques sanitaires potentiels liés à l’exposition aux champs électromagnétiques, deux scientifiques rejettent en bloc la base scientifique du lien 5G-Coronavirus.

 » Il n’y a aucune preuve du lien entre la 5G et la propagation du Coronavirus. Lancer de telles rumeurs, ça ne se fait pas », s’insurge Fiorella Belpoggi, Directrice de recherches à l’Institut Ramazzini, en Italie.

Dariusz Leszczynski, spécialiste en biologie moléculaire et responsable de la rubrique « Les radiations et la santé » dans la revue médicale Frontiers in Public Health, explique : “ Certains activistes affirment qu’il est de notoriété publique que les expositions aux radiofréquences (RF) et aux champs électromagnétiques (EMF), tout comme les rayonnements émis par la 4G et la 5G, peuvent détériorer les réponses immunitaires. C’est faux. Plusieurs études sur la relation entre expositions aux EF et aux EMF et réponse immunitaire ont été publiées, et il n’y a aucune preuve d’une quelconque incidence. Quand les activistes affirment que le déploiement de la 5G affaiblit le système immunitaire et aide le Covid-19 à se répandre en infectant de nouvelles personnes, c’est absolument faux. Aucune preuve ne l’atteste. »

RF-EMF: Abréviation pour « ondes électromagnétiques et radiofréquences » L’émission de rayonnement électromagnétique se fait par ondes de radiofréquences.

Les sources d’ondes électro-magnétiques habituelles sont les lignes électriques, les circuits électriques des bâtiments, les compteurs électriques, les transformateurs, les moteurs et les appareils électriques.

Les sources de radiofréquences les plus communes sont les transmissions télévisuelles, les antennes relais et pylônes de téléphonie mobile, les réseaux sans fil (WLAN) et les équipements radar.

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Masquer des enjeux importants

Dariusz Leszczynski s’inquiète que ces affirmations non sourcées faisant le lien entre Coronavirus et 5G, ou affirmant que le virus n’existe pas et que les personnes tombent malades à cause de la seule 5G, masquent les inquiétudes qui se posent légitimement quant aux effets sur la santé des rayonnements des téléphones portables.

Ces nouvelles questions sur la 5G viennent s’ajouter à la vraie controverse qui agite le monde scientifique, sur les effets sur la santé des ondes électromagnétiques, émis par de plus anciennes générations de téléphones. Une controverse à peine reconnue mais qui a créé l’incertitude, partout dans le monde. Une incertitude que des déclarations officielles rassurantes, affirmant qu’il n’y a rien à craindre, ne peuvent suffire à apaiser. À l’ère des réseaux sociaux, le vide est souvent comblé par les théories du complot. Elles ont tendance à se répandre vite, comme le Covid-19.

Concernant ce sujet :

De fausses affirmations selon lesquelles le Covid-19 se diffuserait grâce à la 5G se sont répandues sur les réseaux sociaux. Pourtant, depuis des années, d’autres questions concernant la technologie mobile et la santé publique divisent la communauté scientifique. En 2019, Investigate Europe a interviewé un très grand nombre de scientifiques spécialisé.e.s dans les effets des champs électromagnétiques et des radiofréquences utilisées dans la technologie mobile. Nous avons aussi interrogé tous les organismes internationaux concernés. Ce qui suit, citations comprises, se base sur un travail d’enquête datant de la fin de l’année 2018 et du début de l’année 2019, sauf exceptions dûment indiquées.

Démonter le lien entre 5G et Covid-19 est facile. Il est bien plus ardu de répondre à cette autre question : le rayonnement produit par la 5G est-il vraiment sans risque ?

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La révolution de la 5G

En 2019, Investigate Europe enquêtait sur le déploiement de la 5G et sur la position scientifique sur les questions de santé publique liée aux ondes électromagnétiques. Nous avions trouvé un élément troublant : le manque criant d’études scientifiques sur l’impact sanitaire que pourrait provoquer l’utilisation de nouvelles fréquences pour la 5G.

« Nous ne savons pas, c’est tout. Nous ne disposons que de quelques études, c’est rien. La seule réponse venant des industriels, c’est que la 5G fonctionne à faible puissance et ne présente par conséquent aucun risque », explique Dariusz Leszczynski. 

La 5G est une mise à niveau des anciennes générations que sont la 2G, la 3G et la 4G. Mais c’est aussi bien plus que ça. Cette technologie puissante sera bientôt la pierre angulaire de ce que l’industrie mobile appelle sa « révolution« . Elle donnera naissance au monde matériel connecté, où tout est en ligne et interconnecté. Il faudra passer par la 5G pour faire fonctionner les voitures autonomes et les chirurgies à distance, tout comme les villes et les maisons intelligentes, où permettre l’accès ultra-rapide aux films et à la musique en streaming.

Pour que cet objectif soit réalisable, le réseau 5G devra aussi utiliser les ondes millimétriques, au coeur du spectre de fréquence. Ce sont des ondes à faible puissance et à faible portée, qui ne peuvent pas traverser les murs ou les obstacles, comme les arbres. Elles peuvent être dirigées une par une, mais doivent être relayées via de petites antennes, depuis leur borne d’origine jusqu’à leurs destinations. Ce serait de petites bornes, de la taille d’un boîtier d’alarme-incendie.

Cela obligera les sociétés à disposer des dizaines de milliers de ces petites bornes sur le mobilier urbain, sur les lampadaires, sur les façades et à l’intérieur des bâtiments. En ce moment, le réseau 4G fonctionne avec des antennes moins nombreuses, plus puissantes, raisonnablement éloignées de nos vies, grâce à leurs larges portées de transmission.

Le déploiement à venir d’un grand nombre de nouvelles antennes provoque une partie de l’inquiétude concernant les effets néfastes que pourrait provoquer les rayonnements mobiles.

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Les anciennes « générations » : la 2G, la 3G, la 4G

La majorité des recherches sur l’incidence des rayonnements des technologies mobiles sur la santé se sont basées sur la 2G et la 3G. À l’heure où le monde entre dans l’ère de la 5G, les scientifiques peuvent lire des milliers d’études et de calculs sur les effets sur la santé des rayonnements de la 2G et la 3G. Mais il y a un gros désaccord sur la façon d’interpréter leurs résultats, ce qui peut avoir des conséquences sur le réseau 5G, qui est un nouveau sujet et pour lequel il n’existe pas d’étude d’impact.

La plupart des gouvernements européens s’appuient sur des comités scientifiques qui eux se basent sur un postulat de base : le seul risque prouvé sur la santé, provoqué par le rayonnement mobile, c’est la brûlure des tissus. Les doses limites de radioprotection ont été créées justement pour empêcher cela. Selon ces comités, il n’y aura aucun risque sanitaire, tant qu’elles seront respectées.

Pour la plupart des utilisateurs et utilisatrices de la 3G ou de la 4G, il est facile de rester dans le cadre : il n’est possible d’atteindre ou de franchir la limite qu’en se tenant juste en face d’une station de base ou à moins de dix mètres.

Le simple fait qu’il existe dans le monde 5 milliards d’utilisateurs et d’utilisatrices de smartphones pourrait laisser penser que tout fonctionne bien. Un nombre significatif de scientifiques, cependant, n’adhèrent pas à cette idée.

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Les études montrent qu’il existe des risques

Dans l’histoire, les études scientifiques sur les champs électromagnétiques et les radiofréquences ont toujours été liées aux industries télécoms et au secteur militaire. Les ingénieur.e.s ont longtemps régné en maître.sse.s dans ce domaine. Aujourd’hui, les physicien.ne.s, les biologistes et les épidémiologistes ont rejoint les discussions, apportant de nouveaux angles d’attaques et de nouvelles perspectives.

Certain.e.s scientifiques affirment que les personnes peuvent être physiquement touchées par l’exposition aux rayonnements mobiles, et ce bien en dessous des limites officielles, en particulier si l’exposition a duré plusieurs années.

L’association de conseil scientifique sur les radiofréquences en Océanie (ORSAA), une institution australienne, a épluché 2266 études et relevé « des effets significatifs sur la biologie et sur la santé » dans 68% d’entre elles. Une autre institution, le Groupe Bioinitiative, s’est basé sur 1800 études avant de conclure que si les personnes sont exposées aux rayonnements sur de longues périodes, cela pourrait avoir des conséquences sur la santé. Parce que les rayonnements provoquent des interférences avec le fonctionnement normal du métabolisme, parce qu’ils l’empêchent de réparer les brins d’ADN endommagés et parce qu’ils créent du désordre dans le système immunitaire, expliquent les scientifiques.

Si on lit ce rapport du Groupe Bioinitiative la liste des atteintes potentielles est terrifiante : altération de la qualité du sperme, autisme, syndrome d’Alzheimer, cancers du cerveau et leucémies pédiatriques.

La plupart des gouvernement européens n’écoutent pas ces scientifiques. Ils agissent sous la dictée de l’ICNIRP, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants. L’ICNIRP ne tient pas compte des recherches concluant à l’existence d’effets négatifs des rayonnements mobiles sur la santé. « Un grand nombre de ces publications ne sont pas de bonne qualité. Nous n’en tenons donc pas compte dans nos rapports », a expliqué Eric van Rongen, qui siégeait déjà à l’ICNIRP, quand l’institution mettait à jour ses directives datant de 1998.

L’ICNIRP a écarté un très coûteux rapport alors même qu’il portait un sceau on ne peut plus officiel : les conclusions 2018 du programme national de toxicologie, dépendant du Ministère de la santé des États-Unis. Leurs scientifiques ont travaillé pendant 10 ans sur des rongeurs, ce qui a coûté 30 millions de dollars, avant de conclure, avec « des preuves solides », au lien entre les rayonnements mobiles et le cancer. Dans le cadre d’un projet parent, l’Institut italien Ramazzini mentionné plus haut, a fait des découvertes similaires.

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Aucune limite de précaution

En mars 2020, l’ICNIRP a mis à jour les directives que suivent la majorité des gouvernements européens. Ces nouvelles directives prennent en compte l’exposition à de plus hautes fréquences provoquées par l’arrivée de la 5G. Le principe de base demeure, lui, inchangé : empêcher les brûlures.

Un minimum de recherches ont été faites sur les conséquences de ces plus hautes fréquences sur la santé publique. Certains scientifiques s’inquiètent du danger qu’elles pourraient représenter, en augmentant la chaleur des tissus humains. L’un d’entre eux est Dariusz Leszczynski, qui travaillait à l’agence de radio protection finlandaise quand il est arrivé à des conclusions qui sont restées dans les tiroirs. Il a découvert que les rayonnements des téléphones mobiles pouvaient atteindre les cellules, même en dessous des limites de précaution. Une découverte importante car la cellule, c’est le noeud du problème.

Contrairement aux rayonnements 2G, 3G et 4G, ceux de la 5G ne pénètrent pas dans le corps humain. Les ondes dites millimétriques, qui seront utilisées par la 5G, s’arrêteront à l’épiderme.

« Cette information est utilisée comme un élément rassurant : c’est juste la peau, ça n’atteindra pas le cerveau, tout ira bien », a expliqué Dariusz Leszczynski.

« Mais ce n’est pas une si bonne nouvelle. La peau est le plus grand organe du corps humain et le plus gros organe immunitaire, aussi. Elle est formée de cellules qui régulent notre réponse immunitaire. Si nous altérons cette réponse immunitaire cutanée, nous altérons tout le système immunitaire. »

Alors l’exposition cutanée aux rayonnement de la 5G est-elle dangereuse ?

« Nous l’ignorons », explique Dariusz Leszczynski. Il est impérieux que plus d’études soient conduites. « C’est un cliché, mais voici le problème : nous manquons de recherches sur les choses les plus basiques. Ça semble simple, mais c’est cher. Et les acteurs et actrices qui ont l’influence ne veulent pas de ces études », juge le scientifique.

Eric van Rongen de l’ICNIRP est d’accord : il faut commander plus d’études scientifiques. « Il reste encore de nombreuses incertitudes. Par exemple, les effets à longs terme des téléphones mobiles sur les tumeurs du cerveau sont insuffisantes pour arriver à une conclusion. La plupart des recherches en court se concentrent sur les effets à long terme. C’est de cela dont nous avons besoin. Pour l’instant, nous devons faire avec les infos que nous avons. Mais nous avons besoin d’en savoir plus », ajoute-t-il.

En attendant, le message de l’ICNIRP est clair : il n’y a aucun risque. Les directives mises-à-jour sur les limites de rayonnements « offrent une meilleure protection pour les hautes fréquences utilisées par la 5G et les futures technologies ».

« Des membres de notre communauté s’interrogent sur l’innocuité de la 5G », a expliqué Eric van Rongen dans le communiqué de presse. « Nous espérons que ces nouvelles directives les rassureront. »

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Des outils pour les politicien.ne.s

Quand la science ne suffit pas, les gouvernements européens utilisent un outil particulier : le principe de précaution. Quand il est possible que la population courre un risque grave et irréversible, mais que les preuves sont insuffisantes pour le prouver, la précaution se justifie.

« Cet outil n’a pas été pensé pour les scientifiques, mais pour celles et ceux qui font les lois », pense David Gee, ancien Directeur des recherches à l’Agence Européenne de l’Environnement (EEA). Mais les responsables politiques se retrouvent souvent obnubilé.e.s par la science, et en viennent à oublier leur travail, qui est de décider ou non des actions à mener, a-t-il dit.

Un autre argument pour négliger les précautions à prendre, c’est qu’elles peuvent empêcher les entreprises de faire du profit. « Les responsables politiques préfèrent souvent attendre une preuve suffisante « au delà du doute raisonnable ». Mais par définition, cette preuve arrive toujours trop tard. Une fois qu’on a prouvé que le mal a été fait, le mal a été fait », souligne David Gee.

Le principe de précaution est mentionné dans le Traité européen, et il a été utilisé des dizaines de fois. L’interdiction des antibiotiques dans les aliments du bétail, par exemple. « Dans ce cas là, Pfizer a porté plainte contre la Commission européenne, en arguant qu’elle manquait de preuve », explique David Gee. « La Commission a gagné. La Cour a établi que c’était pour cela qu’avait été pensé le Principe de précaution. »

Les limites de sécurité établies par l’ICNIRP prennent en compte les besoins de l’industrie télécom, selon Dariusz Leszczynski : « les pays de l’Est ont gardé une tradition en recherche militaire, ce qui a provoqué des limites de sécurité plus lestes. Les limites de sécurité de l’ICNIRP sont plus téléguidées par l’industrie, ce qui signifie qu’elles s’appliquent à l’industrie. Leur but est donc de créer des limites de sécurité qui ne tuent pas les gens sans heurter la technologie – c’est donc un juste milieu ».

Eric van Rongen en convient, l’incertitude seule pourrait pousser à prendre des mesures de précaution. Ce ne sont pas les attributions de l’ICNIRP, mais les limites qu’il pose restent largement conservatives, et donc la précaution est déjà de mise, a-t-il dit.

« Les autorités nationales sont en droit de considérer que ces incertitudes suffisamment importantes, et leurs possibles conséquences assez sérieuses pour décider de prendre des mesures de précaution. Mais cela ne veut pas forcément dire qu’il faille baisser les limites d’expositions », admet Eric van Rongen.

Le modèle suisse

La Suisse pratique le principe de précaution. Elle a mis en place ses propres limites d’exposition aux rayonnements qui sont bien plus basses que celles en vigueur dans les pays européens. L’Agence suisse de l’environnement (BAFU) a prévenu qu’il existait des risques encore inconnus sur la santé publique liés au « brouillard électromagnétique ». Un brouillard causé par la forte augmentation de champs électromagnétiques dus aux technologies mobiles. Une équipe a travaillé sur le sujet l’année dernière, et n’est pas parvenue à s’accorder sur une recommandation. Le Parlement suisse a donc refusé par deux fois d’assouplir les limites d’expositions aux radiations.

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Deux chercheurs de l’Institut suisse IT’IS ont déclaré en 2018 que les rayonnements au delà de 10 GHz pouvaient causer des dommages aux tissus, en augmentant la température de la peau de « dizaines de degrés ».

L’un de ces chercheurs, Esra Neufeld, nous a répondu : « certains nieront catégoriquement qu’il existe autre chose que des effets thermiques. D’autres disent que les autres conséquences sont très sous-estimées. Les études sont toujours contradictoires. La mauvaise nouvelle, concernant la 5G, c’est qu’il n’y a quasiment aucune expérience biologique prouvant que comment ces rayonnements affectent l’épiderme. »

« L’utilisation d’ondes millimétriques – des fréquences au dessus de 10GHz – est pour l’instant interdite en Suisse », selon Ivo Minger, porte-parole du BAFU. Il répondait à nos questions, en février 2020, sur l’étude IT’IS. Pourtant, la découverte de cette étude n’a eu aucun impact sur la décision du gouvernement suisse de déployer la 5G, a-t-il ajouté.

Mais comme cette technologie dépend de ces fréquences spécifiques, son déploiement est mis en attente. En février 2020, 3 cantons et municipalités sur 26 ont imposé un moratoire sur la 5G. « Dans les villes et les agglomérations, seulement 2% des installations ont les capacités suffisantes pour supporter la 5G », estime Ivo Minger.

En avril, le gouvernement suisse a déclaré que les standards de sécurité actuels seraient conservés pour la 5G « pour protéger la population des rayonnements non-ionisants », a rapporté l’agence Reuters.


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