Précariat européen: le nivellement par le bas

Alexia Barakou

Rien que dans la zone euro, plus de 5 millions et demi de personnes ont trouvé un nouvel emploi depuis la fin 2012. Mais selon Eurostat, quatre sur cinq sont des temps partiels ou des CDD, le plus souvent mal payés.

La plupart d’entre eux cherchait pourtant un CDI à temps plein, relève la Commission européenne dans son dernier rapport sur le marché de l’emploi dans l’UE.

Le « boom » de l’emploi européen est en fait, en grande partie, de « mauvaise qualité », conclut Merrill Lynch, le département gestion du patrimoine de la Bank of America. Une mauvaise nouvelle pour la majorité des Européens.

« Toutes ces formes de travail précaire sont très coûteuses, à la fois pour les personnes concernées et pour la société en général » avertit Olivier Blanchard, qui fut jusque 2015 l’économiste en chef du Fond monétaire international.

Pourquoi la « précarisation du travail », ainsi que l’appellent les sociologues, a-t-elle pris cette ampleur ? Et que faut-il faire pour y mettre fin ?


Comment le cimentier Lafarge a demandé et obtenu le démantèlement du droit du travail en Grèce

Dans l’opinion publique grecque, c’est un fait acquis : le droit du travail a été démantelé sous la pression des lobbies. Mais jusqu’ici, les preuves manquaient pour étayer cette affirmation. Un mail confidentiel de novembre 2011 montre comment le cimentier français Lafarge, déjà mêlé à plusieurs scandales, a participé avec un certain succès à l’entreprise visant à influencer la réforme historique du code du travail, alors menée par le gouvernement d’Athènes.

Lisez l’enquête de Leïla Miñano, Nikolas Leontopoulos et Benoît Drevet


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